Flotte en transition : gérer carburant et électrique sans multiplier les outils
La bascule vers l’électrique ne se fait pas en un jour. En août 2026, les véhicules électriques ont représenté jusqu’à 42 % des nouvelles immatriculations sur le canal des flottes d’entreprise en France, selon les données AAA Data, un rythme de conversion inédit. Mais ce chiffre porte sur les nouvelles immatriculations du mois, pas sur le parc total : la majorité des flottes françaises restent composées, pour l’essentiel, de véhicules thermiques ou hybrides déjà en circulation, et le resteront encore pendant plusieurs années.
Cette période de transition pose un problème opérationnel simple mais coûteux en temps : comment suivre et facturer deux énergies différentes sans multiplier les outils, les factures et les points de contrôle ?

Les frictions concrètes d’une flotte mixte
Dans la pratique, une flotte en transition cumule souvent plusieurs irritants pour le gestionnaire :
- Deux cartes, deux factures. Une carte carburant pour les véhicules thermiques, une carte ou un abonnement de recharge pour les véhicules électriques, donc deux flux de facturation à rapprocher chaque mois.
- Deux reportings distincts. Le suivi des dépenses et des coûts par véhicule se fait sur deux outils différents, ce qui complique la vision d’ensemble et le calcul du coût total de possession (TCO) de la flotte.
- Une complexité qui augmente à chaque conversion. Chaque véhicule qui bascule du thermique à l’électrique est un changement d’outil de plus à gérer, pour le collaborateur comme pour le service gestion de flotte.
Concrètement, pour une flotte de 50 véhicules dont un tiers est déjà passé à l’électrique, cela représente deux circuits de facturation distincts à rapprocher chaque mois, et autant de risques d’écart entre les dépenses réelles et le suivi budgétaire transmis à la direction.
Les critères qui comptent pendant la transition
Pour limiter ces frictions, plusieurs critères méritent d’être évalués au moment de choisir ou de faire évoluer son outil de gestion de flotte :
- La couverture des deux réseaux. Carburant et recharge électrique, pour éviter de dépendre de deux prestataires distincts et de deux contrats à renégocier séparément.
- Une facturation centralisée. Une seule facture mensuelle regroupant les deux énergies, plutôt que deux relevés à importer et à rapprocher manuellement chaque mois. Une facture nativement dématérialisée facilite au passage la mise en conformité avec la réforme de la facturation électronique, qui impose déjà aux entreprises de pouvoir recevoir leurs factures sous ce format depuis septembre 2026, avant l’extension de l’obligation d’émission aux PME en 2027.
- Un reporting consolidé par véhicule. Pouvoir comparer le coût réel d’un véhicule thermique et d’un véhicule électrique sur une même base est indispensable pour objectiver la transition auprès de la direction, chiffres à l’appui.
- Une flexibilité dans le temps. L’outil doit accompagner la conversion progressive du parc, véhicule par véhicule, sans qu’il soit nécessaire de changer de solution à chaque étape de la trajectoire.
Concrètement, un gestionnaire qui ajoute un cinquième ou un dixième véhicule électrique à sa flotte ne doit pas avoir à ressaisir un nouveau contrat ou un nouveau support de paiement : la carte multi-énergies suit la conversion du parc sans changement d’outil, du premier véhicule électrifié au dernier véhicule thermique remplacé.
Garder une vision unifiée du TCO pendant la transition
Le vrai enjeu n’est pas seulement opérationnel, il est aussi stratégique. Sans données consolidées, il devient difficile de démontrer, chiffres à l’appui, que la transition électrique réduit effectivement les coûts de la flotte. Un gestionnaire qui jongle entre deux outils de suivi perd du temps à rapprocher les données, du temps qui pourrait être consacré à l’analyse et à la décision.
Ce besoin se fait sentir dès les premiers véhicules électrifiés. Pour documenter correctement le coût réel d’un véhicule électrique sur sa première année (financement, énergie, entretien, recharge en itinérance), encore faut-il pouvoir mettre ces données en regard de celles d’un véhicule thermique équivalent, sans ressaisie ni double suivi. C’est cette comparaison, plus que l’électrification en elle-même, qui permet à la direction de trancher sur le rythme de conversion à adopter pour les prochains renouvellements.
Carburant et recharge réunis sur la carte multi-énergies Edenred Mobilité
Face à ces frictions, la carte multi-énergies Edenred Mobilité apporte une réponse directe : elle couvre à la fois le carburant, avec plus de 6 000 stations dont environ 4 000 à prix bas, et la recharge électrique, avec un accès à 100 % des bornes de recharge publiques en France, sur un seul support et une seule facturation.
Son intérêt pour une flotte en transition va au-delà du simple paiement : elle supprime la double facturation à rapprocher et le double reporting à construire à la main, quel que soit le rythme de conversion du parc. En complément, l’importation des factures et l’exploitation des données dans un logiciel de gestion de flotte automobile permettent de centraliser les dépenses par véhicule, thermique ou électrique, et de fiabiliser le suivi du TCO au fil de la conversion du parc.
Conclusion
Quelle que soit la solution retenue, l’essentiel est d’éviter que la transition énergétique ne se traduise, côté gestion, par une multiplication des outils et une perte de visibilité sur les coûts réels de la flotte. Plus la bascule vers l’électrique s’étale dans le temps, plus cette vision unifiée devient déterminante pour piloter la conversion du parc au bon rythme.
Pour en savoir plus : découvrir la carte multi-énergies Edenred Mobilité.







