Écoscore automobile 2026 : ce qui change pour les flottes d’entreprise

Depuis le 24 octobre 2026, la méthode de calcul de l’écoscore automobile évolue en France. Une nouvelle liste de voitures électriques éligibles entrera également en vigueur le 24 novembre 2026.
Pour les entreprises, cette réforme peut avoir des conséquences sur les avantages en nature des véhicules électriques, la taxe annuelle incitative au verdissement des flottes (TAI) et les futurs renouvellements du parc automobile.
En résumé : les gestionnaires de flotte doivent désormais vérifier le score environnemental de chaque version de véhicule avant de prendre leurs décisions d’acquisition ou de location.
Dernière mise à jour : octobre 2026.
Qu’est-ce que l’écoscore automobile ?
L’écoscore automobile mesure l’empreinte carbone liée à la fabrication et à l’acheminement d’une voiture électrique jusqu’en France.
Il prend notamment en compte la production des matériaux, la fabrication de la batterie, l’assemblage et le transport du véhicule.
Chaque version obtient une note sur 80 points. Pour être considérée comme écoscorée, elle doit atteindre au moins 60 points sur 80.
Ce résultat conditionne l’accès à certains avantages fiscaux, sociaux ou dispositifs d’aide, selon leurs règles respectives.
Nouvel écoscore automobile 2026 : qu’est-ce qui change ?
La réforme introduit trois catégories de véhicules électriques, contre deux auparavant. Les critères de notation varient notamment selon le nombre de places, le volume du coffre et l’autonomie.
| Catégorie | Véhicules concernés | Bornes de calcul de l’empreinte carbone |
|---|---|---|
| Catégorie 1 | Au moins 7 places, ou 700 litres de coffre, ou 380 km d’autonomie | 12 000 à 21 000 kg CO₂e |
| Catégorie 2 | Autres véhicules avec au moins 5 places, 200 litres de coffre et 250 km d’autonomie | 10 300 à 19 300 kg CO₂e |
| Catégorie 3 | Autres versions ne répondant pas aux critères précédents | 6 000 à 17 000 kg CO₂e |
La principale évolution concerne la catégorie 2, dont les bornes de calcul diminuent de 1 700 kg CO₂e. À empreinte carbone identique, certaines versions peuvent donc obtenir une note moins favorable.
Ces bornes servent au calcul de la note : elles ne correspondent pas directement au seuil de 60 points.
La réforme ne pénalise pas automatiquement tous les véhicules électriques. Son impact dépend de la catégorie et de l’empreinte carbone de chaque version.
Source : arrêté du 22 octobre 2026 relatif au calcul du score environnemental.
Quelles sont les dates à retenir pour les entreprises ?
Trois échéances sont particulièrement importantes pour les gestionnaires de flotte :
- 24 octobre 2026 : entrée en vigueur de la nouvelle méthode de calcul, avec maintien temporaire de l’ancienne méthode jusqu’au 23 novembre inclus lorsqu’elle est plus avantageuse.
- 24 novembre 2026 : entrée en vigueur de la nouvelle liste des versions de véhicules écoscorés.
- 6 février 2027 : date limite de facturation ou de versement du premier loyer permettant, sous conditions, de bénéficier de l’ancienne liste pour les véhicules commandés ou loués avant le 24 novembre 2026.
Pour les entreprises en location longue durée (LLD), il est donc important de contrôler les dates de commande, de signature du contrat et de facturation.
La nouvelle liste officielle peut être consultée via l’outil de vérification de l’écoscore de l’ADEME.
Quel impact sur l’avantage en nature des véhicules électriques ?
L’avantage en nature d’un véhicule électrique peut bénéficier d’un traitement social favorable lorsque le véhicule respecte le score environnemental requis.
En 2026, pour les voitures 100 % électriques mises à disposition à compter du 1er février 2025 et répondant aux conditions du dispositif, l’évaluation forfaitaire bénéficie d’un abattement de 70 %, plafonné à 4 641,60 € par an.
Un véhicule qui ne remplit pas les conditions d’éligibilité ne peut pas bénéficier de cet abattement spécifique.
Pour les entreprises, le choix d’une version écoscorée peut donc avoir une incidence sur l’évaluation sociale du véhicule de fonction.
Attention : la disparition d’une version de la liste ne signifie pas nécessairement la suppression rétroactive des avantages précédemment appliqués. Les dates de mise à disposition et les règles propres au dispositif doivent être vérifiées avec le service paie.
Source : Urssaf – Avantages en nature véhicule.
Quel impact de l’écoscore sur la taxe annuelle incitative (TAI) ?
L’écoscore intervient également dans le calcul de la taxe annuelle incitative relative à l’acquisition de véhicules légers à faibles émissions (TAI).
Cette taxe concerne, selon les conditions réglementaires, les entreprises disposant d’une flotte taxable d’au moins 100 véhicules légers. L’objectif national d’intégration de véhicules à faibles émissions est fixé à 18 % en 2026.
Dans ce dispositif, certaines voitures particulières électriques respectant le score environnemental bénéficient d’une bonification de 50 % de leur durée d’affectation pour le calcul de l’objectif.
Concrètement, cette bonification peut améliorer le résultat de l’entreprise dans son calcul de la TAI.
À l’inverse, une voiture électrique non écoscorée n’est pas automatiquement soumise à une pénalité individuelle. Elle peut toutefois perdre le bénéfice de cette majoration.
Source : ministère de la Transition écologique – Fiscalité environnementale des véhicules.
Comment adapter la gestion de sa flotte au nouvel écoscore 2026 ?
Pour anticiper les conséquences de la réforme, les gestionnaires de flotte peuvent privilégier quatre actions :
- Vérifier les véhicules éligibles : contrôler le code type-variante-version (TVV) de chaque voiture électrique sur la liste officielle de l’ADEME.
- Examiner les commandes en cours : vérifier les dates des contrats de location et les éventuelles dispositions transitoires.
- Actualiser la Car Policy : intégrer l’écoscore dans les critères de sélection des véhicules, notamment pour les voitures de fonction.
- Réévaluer les impacts financiers : intégrer les conséquences sur les avantages en nature, la TAI et le coût total de détention (TCO).
Un véhicule écoscoré n’est pas nécessairement celui qui présente le TCO le plus faible. Le coût de financement, l’entretien, l’énergie et les besoins réels des collaborateurs restent déterminants.
Pour approfondir cette démarche, découvrez comment réaliser un audit de flotte automobile et adapter votre Car Policy automobile aux nouvelles contraintes.
FAQ : les questions fréquentes sur l’écoscore automobile 2026
Quel est le score minimal pour qu’une voiture électrique soit écoscorée ?
Une voiture électrique doit obtenir au moins 60 points sur 80 pour atteindre le score environnemental minimal.
Toutes les voitures électriques sont-elles concernées par la réforme ?
La nouvelle méthode s’applique aux versions de voitures particulières électriques relevant du dispositif. Cependant, les conséquences varient selon les caractéristiques de chaque véhicule.
Une entreprise peut-elle acheter une voiture électrique non écoscorée ?
Oui. L’absence d’écoscore n’interdit pas l’acquisition ou la location du véhicule. Elle peut toutefois limiter l’accès à certains avantages spécifiques.
Comment savoir si un véhicule est écoscoré ?
Il faut consulter la liste officielle de l’ADEME et vérifier la version exacte du véhicule à partir de son code TVV.
Conclusion
Le nouvel écoscore automobile 2026 renforce l’importance du score environnemental dans les décisions de renouvellement des flottes d’entreprise.
Pour les gestionnaires de parc, l’essentiel est de vérifier l’éligibilité des versions commandées, d’anticiper les échéances réglementaires et d’intégrer les conséquences fiscales et sociales dans les simulations de coûts.
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